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Récit accouchement Loup




Voici le récit de mon deuxième accouchement. Celui de ma fille Loup.

Née le 1er avril 2017 à 14h52.






DANS QUELLES CONDITIONS ? J'ai dépassé mon terme de 6 jours, j'avais déjà refusé un déclenchement. J'avais eu 2 décollements des membranes, 1 séance d'acupuncture. Malgré tout ça, Loup voulait rester au chaud. Et comme pour Zoé j'ai pris un traitement homéopathique pour préparer l'accouchement et un autre traitement pour essayer le déclencher.


3H. Déclenchement. Accouchement sous péridurale. Sans instrumentation. Pas d'épisiotomie.


MES ENVIES ET MES ATTENTES. Je rêvais d'un début d'accouchement comme pour Zoé, la douleur serait montée crescendo, j'aurais géré comme une cheffe et je n'aurais pas pris la péridurale si je m'en sentais capable. Je NE VOULAIS PAS accoucher sur le dos.







Récit.



Tu étais prévue pour le 26 mars, mais apparemment le mois de mars ne te plaisait pas, tu préférais naître 4 jours avant l'anniversaire de ta maman...


C'est comme ça que le samedi 1er avril, nous sommes allés à l'hopital pour un déclenchement. Déclenchement que je redoutais tant... Pas envie de te pousser dehors, mais je sentais que rien ne se déclencherait tout seul. J'avais eu beau me mettre plusieurs fois dans ma bulle, je sentais que bien que les contractions se faisaient plus intenses, elles repartaient à chaque fois...

Je tombe sur les sages femmes que j'avais déjà vu une fois, je suis super en confiance dès le monito de contrôle.

Elle m'examine pour décider du moyen de déclenchement, tampon ou directement ocytocine. Je suis déjà à deux doigts large et un col quasi effacé et mou. Le médecin décide donc que ce sera directement la perfusion d'ocyto. Quand la sage femme me l'annonce, je fonds en larme, il faut que je réalise, j'ai un coup de stress. C'est maintenant que je vais te mettre au monde...

Ton papa est là, à me rassurer, me dire qu'on va te rencontrer !



Les sages femmes nous on préparé une salle de naissance basique en salle de naissance au top du top ! Elles nous ont mis des matelas par terre, coussin, ballon, lumière tamisée.... Quel bonheur !!! Je me sens tellement en confiance ! J'ai envie de te donner naissance dans cette ambiance et avec ces sages femmes !


Je me mets en tenue, mon grand t shirt que j'avais prévu.

Les sages femmes me prépare un thé.

Elle me lance la perfusion.

Première dose, les deux prochaines contractions sont plus dures. Troisième un peu plus encore. Elle me relance une deuxième petite dose. Je fais des mouvements sur le ballon pendant que ton papa prends des photos et trouve aussi sa place. Et là ! Le travail se met en route ! Il est midi. Les contractions se font intenses à intervalles de 4 min. Elles me font mal.

Je commence à ne plus trouver de position pour me soulager, les sages femmes m'aide comme des chefs, me propose des positions, me touche pour établir un contact pendant la contraction, ce qui me soulage vraiment !

Ton papa essaye de me soulager, essaye de m'aider à tenir debout, ou dans d'autre position.


Mais au bout d'une heure et demie, c'est trop pour moi. Les contractions ce sont encore rapprochées et me font atrocement mal. Je suis épuisée, lessivée, vidée. Je n'arrive plus a tenir ni assise, ni debout, ni accroupie, ni allongée, je sens que je suis arrivée au bout de mes ressources. Je ne veux pas subir ça. Cette douleur qui me déchire, qui m'arrache, qui me transperce. Ton papa essaye de m'encourager, de me dire que je suis arrivée jusque là, que je peux y arriver, mais que si je n'en peux plus, il suffit que je demande encore une seule fois et il appellerai pour la péridurale. J'étais à un peu plus de 6cm. Je laisse passer encore deux contractions, j'ai l'impression que mon ventre va exploser, se déchirer, c'est atroce. Je n'arrive pas à déconnecter, à entrer réellement dans ma bulle. Je prends alors la décision en tout état de conscience de prendre la péridurale.


Péridurale déambulatoire.

On m'installe, l'anesthésiste est un gros misogyne, sexiste, brutal... Je l'avais déjà rencontré lors de la visite anesthésiste. Il fait réflexion sur réflexion. «alors moi les cris j'en veux pas, alors vous respirez», il me force dans des positions que je ne peux pas tenir pendant la contraction. «vous m'arretez cette musique de supermarché». Et la sage femme qui en prend pour son grade aussi sur sa manière de travailler. Je le laisse faire son job, me piquer correctement, parcqu'en revanche lors du rendez vous il avait l'air très très pro. Mais une fois la péri posé, il a dit je ne sais plus quelle connerie et je lui ai répondu «merde !» il m'a demandé pardon, alors j'ai dit encore plus fort «merde !!!!», ce a quoi il a répondu «ah bah en plus de ça elle est polie» Mdr

Trou du c....

On a bien rigolé avec clément et la sage femme...



La péri est donc posée et fait effet quasiment tout de suite. Fallait dire que je la redoutais cette péri.. peur qu'elle stop mon travail, peur de partir dans les vapes, peur de plus rien sentir du tout, de pas pouvoir bouger comme pour Zoé. Mais non... elle est parfaite.... J'ai envie de pleurer tellement je me sens soulagée. Je sens tout. Je me sens totalement bien. Avec ce qu'il faut de douleur. Et je peux bouger ! Je sens que ton papa est plus apaisé aussi de ne plus me voir souffrir.



Les contractions se font sentir toutes les 1min. Je regarde la sage femme avec des yeux énormes "WOOOOHHH je sens un truc bizarre pousser». Effectivement... ma pepette était là dans le bassin. C'est à partir de ce moment là que je commence a entrer dans ma bulle, je sens tout, je dois gérer la douleur et les sensations. La poche des eaux allait rompre, c'est elle que je sentais pousser si fort.

Je suis sur le côté a me tenir une jambe en l'air pour libérer mon perinée.

Encore quelques contractions et PLAF tout explose. La poche des eaux a rompue. Et maintenant je sens ma toute petite qui est là, ça pousse de tous les côtés.

Les sages femmes me demande de me mettre à 4 pattes si je le souhaite.

Je me mets à 4 pattes.



Et là...Mon corps fait tout tout seul. La magie du corps de la femme.

Ça pousse, la sage femme me ramène une paille pour que j'accompagne les poussées jusqu'au bout en soufflant dedans. C'est ultra efficace.

Je sens ma fille descendre. Descendre en moi, sa vie, son corps, ses formes...


Ça brûle, j'hurle de toutes mes forces, je reprends conscience, je trouve ça dingue ! Je sens sa tête, alors je sais que pour soulager il faut pousser !

Je pousse, je sens tout, mais sans une douleur que j'imagine alors insupportable pour moi sans péri. J'ai mal, ca brûle, mais je sens sa tête, la forme de sa tête passer en moi !!!!!!! Tout s'arrête, et voilà les épaules... je sens son petit corps glisser hors du mien. Et mon bébé est là... entre mes cuisses sur le matelas.



Je suis absolument abasourdie, je la prends dans mes bras, et je n'arrête pas de répéter «ma fille, ma fille, je suis tellement fière ! T'es belle ! Je suis fière de nous ! Ma fille, je suis fière, oh ma fille !»




Je la trouve siiii douce

Et elle sent siiii bon...


Quand je vois Clément, il pleure et nous regarde avec tant d'amour et d'admiration... l'impression qu'il est abasourdi. Et rempli d'amour.


Loup est donc née en exactement 2h52... Midi les contractions régulières se mettent en place. Et elle est née à 14h52.

Un accouchement comme j'en avait rêvé. J'ai tout senti et ressenti. Et la fusion avec Loup ensuite a été à la hauteur de l'accouchement.







POURQUOI DU COMMENT ? Je n'ai pas réussi à gérer les contractions, car lors d'un déclenchement, si le travail se lance très vite, le corps n'a pas le temps de s'habituer aux contractions intenses, donc à la douleur.


Grâce à l'accouchement, j'ai rencontré la fusion entre mon bébé et moi dès les premières secondes.


Bébé Loup faisait 3kg240 pour 50 cm.







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